Les interventions de Denis Vemclefs au conseil municipal du 18 juin.

Monsieur le Maire,

 Mesdames Messieurs les  conseillers,

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes désormais habitués aux discours récurrents de Madame Zedouti et de votre majorité.

Au moment du vote du budget, vous nous présentez un tableau catastrophique de la situation des finances de notre commune qui nécessite la réduction drastique des dépenses, puis vous supprimez au fur et à mesure tout ce qui permettait aux audoniens, notamment les plus modestes, de soulager un tant soit peu leurs difficultés ;pour mémoire vous avez supprimé l’estivale qui permettait aux familles qui ne peuvent partir en vacances de passer des moments de repos appréciés, vous avez supprimé la fête de la ville où les familles se retrouvaient très nombreuses autour d’activités et de spectacles gratuits, vous avez supprimé la trousse de la rentrée scolaire…la liste de vos suppressions au nom des sacros saintes économies de gestion est longue…et chaque année lors de la présentation du compte administratif, là encore les mêmes mots, un excédent de 12 à 15/16 millions d’euros…pour éviter l’emprunt et reconstituer l’épargne…si cela peut avoir des vertus, cela n’empêchera pas comme nous l’avions annoncé que vous devrez recourir à l’emprunt dès 2019, donc comme nous l’avions annoncé et comme à commencer à le confesser Madame Zedouti lors de la dernière commission, vous allez être contraints d’endetter de nouveau la ville. Et oui, une ville en plein développement avec une forte arrivée de population doit investir dans les équipements publics (ne serait-ce que les écoles) et les infrastructures…et lorsque dans le même temps l’état se désengage et asphyxie les collectivités, l’effet ciseau revient. Et ni vous, ni aucune autre commune en développement ne peut échapper à ce cycle de devoir emprunter pour investir.

Avant pour vous tout était de la faute de l’ancienne municipalité, aujourd’hui confrontés aux mêmes phénomènes, c’est la faute de l’etat, de plaine commune, du département et que sais-je encore, mais vous n’auriez vous aucune responsabilité…

Votre gestion, que vous qualifiiez de « bons pères/mères de famille » n’est rien d’autres que l’austérité appliquée à la lettre pour réduire les services publics tant utiles à bon nombre de nos concitoyens.

Aujourd’hui comme hier, nous combattons votre budget. Par principe nous voterons contre votre compte administratif que nous n’approuvons pas

Sur la contractualisation avec l'Etat:

Vous nous demandez d’approuver le contrat que vous vous apprêtez à signer avec le Préfet.

Contrat qui va vous contraindre à abandonner le principe de libre administration des collectivités. Cette hyper centralisation voulue par Macron, chantre du libéralisme, aujourd’hui président, il poursuit ses desseins de ministre de l’économie de Valls ou de conseiller à l’Elysée de Hollande…n’a qu’un objectif, réduire les dépenses publiques, museler la démocratie et aseptiser le concept même de politique publique. Nous sommes aujourd’hui dans un scénario « à la grecque » où quelque soit les politiques votées et mises en place par les élus locaux, c’est la finance qui décidera de ce que les villes doivent faire ou ne pas faire, sans tenir compte des besoins des populations en fonction de la démographie et de la nécessité de créer des équipements publics et donc de créer des investissements qui ont ensuite des répercussions sur le fonctionnement, sans tenir compte des besoins sociaux des populations. Le rapport Borloo, qui n’est pas un révolutionnaire acharné loin s’en faut,  prouve si besoin était la contradiction majeure de cet acharnement à poursuivre et amplifier toujours plus la baisse des dépenses publiques utiles aux populations de nos territoires.

De nombreux maires, de toutes tendances politiques confondues refusent de signer ces contrats avec l’Etat, ils ont raison et nous vous invitons à les rejoindre. C’est aux exécutifs locaux de mener les politiques locales décidées au plus près des populations. Le rapport Borloo, encore lui met en accusation les politiques gouvernementales successives et leur responsabilité dans l’aggravation des inégalités sociales et les fractures territoriales.

Nous voterons contre cette délibération et appelons toutes celles et tous ceux qui ont la  démocratie au cœur d’en faire autant.

 

La question orale portée par notre groupe et posée par François Giunta:

Nous avons révélé le projet d’implantation du grand hôpital en lieu et place de l’entreprise PSA qu’envisagerait l’APHP.

Inutile de vous dire que nous sommes totalement opposés à ce projet qui défigurerait notre cœur de ville et supprimerait une des dernières entreprises industrielles sur notre territoire, pour nous c’est inacceptable.

Le site que vous aviez proposé dans le cadre des discussions avec l’ensemble des partenaires semble écarté pour cause de surcoût probable lié à des menaces d’inondation. Pour un site en bord de Seine, ce qui est curieux est que les uns et les autres aient découvert après coup ce danger.

Nous souhaitons, pour les habitants, pour les personnels de l’APHP comme pour les salariés de PSA et de Conforama avoir des informations à ce sujet.

Il est inadmissible qu’aucune information sérieuse ne soit données sur un sujet aussi important, aussi nous vous demandons d’organiser dans les meilleurs délais une réunion publique en présence de tous les acteurs de ce dossier.

Par ailleurs, le fond de pension propriétaire du parc Valade, si il demandait des indemnités pour laisser son affaire pour l’hôpital, demanderait maintenant des indemnisations parce que le projet ne se ferait plus sur son terrain. Là encore nous demandons des éclaircissements et des précisions sur la nature de ces transactions et sur qui va payer au final.

 

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