Les interventions d'Emilie Lecroq au conseil municipal du 18 juin.

Délibération n°15 :

Monsieur Le maire

Mesdames et messieurs les conseillers municipaux

Je profite de cette délibération pour vous alerter sur les difficultés auxquelles

sont confrontées de nombreuses associations pour maintenir les événements

festifs qu'elles avaient programmés.

En effet, depuis peu la mairie de Saint-Ouen demande aux associations de faire

appel à une société privée de sécurité, pour tout événement festif en extérieur.

Or cette condition met parfois les associations en incapacité de tenir ces

événements, faute de moyens financiers suffisants pour payer ces prestations.

S'il est essentiel de pouvoir assurer la sécurité des participants et participantes

à ces moments festifs, permettez-moi de m’interroger sur le fait que l'appel

systématique à une société de sécurité privée devienne la règle.

La note préfectorale invoquée pour imposer ces nouvelles mesures mentionne

qu’il faut évaluer la sensibilité du rassemblement, en lien avec les autorités

locales, afin par la suite de mettre en place une coordination entre les

organisateurs du rassemblement et les autorités concernées (maire, préfet,

les forces de polices, police municipale comme les services municipaux

d’incendie et de secours).

Par ailleurs, elle précise qu’il peut être nécessaire de faire appel aux

compétences d’une société privée pour renforcer la sécurité d’un tel événement.

Ainsi loin d’exiger la présence systématique d’une société de sécurité privée,

cette note préfectorale met d’abord en avant la nécessité d’une coordination

entre les organisateurs et les autorités pour évaluer l’événement, tout comme

le dispositif qui l’entoure, l’emploi d’une société privé ne venant que si

nécessaire, et en complément de ce dispositif.

Si nous partageons toutes et tous, dans cette la salle et plus largement, le fait

que la sécurité de nos concitoyens est essentielle et doit être assurée, soyons

vigilants à ce que cela ne se fasse pas au détriment des moments de convivialité devenus si rares dans notre ville.

Ainsi nous vous demandons de travailler étroitement en lien avec les

organisateurs de ces événements pour éviter leurs annulations.

En vous remerciant.

Délibération n°24 :

Je profite de cette délibération pour vous interroger sur le devenir du Stade

Bauer dans notre ville ?

En effet, si nous pouvons lire, ici ou là, les intentions de Monsieur Haddad

concernant le stade Bauer et la construction d’un nouveau stade privé auquel

s’adosserait un centre commercial dans le cadre de l’appel à projet « Inventons

la métropole », les audoniens sont en manque d’informations par la

municipalité sur ce dossier tant sur le devenir du stade Bauer que sur le projet

de territoire pour notre ville autour de la question d’un nouveau stade.

Délibération n°44 :Avec cette délibération, vous souhaitez que nous actions le remplacement d’unlieu de culture par un autre, le conservatoire municipal que vous prévoyez se faisant en lieu et place de Mains d’œuvres.Nous avons déjà indiqué, à plusieurs reprises dans cette enceinte, que si nous nous accordions sur la nécessité de la construction d’un nouveau conservatoiredans notre ville, nous ne pouvions accepter que cela se fasse au détriment d’unautre lieu culturel.En effet Mains d’œuvres, avec ces 1000 adhérents, fait partie des lieux culturelset de création de Saint-Ouen qui rayonnent bien au delà de nos frontières locales.De plus Mains d’œuvres, avec son école de musique alternative a permis cetteannée à 250 jeunes audoniens de s’initier à la culture musicale et artistique.Si nous avons conscience de la nécessité d’un nouveau conservatoire dans notreville, nous avons également conscience qu’il lui sera impossible d’assumer l’ensemble de l'offre d' activités que mettent à disposition, de façon cumulativeet complémentaire, Mains d’œuvres et le conservatoire actuel.Ainsi, pour continuer à répondre au mieux aux demandes d’initiation à différentes disciplines artistiques, nous vous demandons de trouver une solution pour faire coexister ces deux structures au sein de la ville. Il est inimaginable pour nous que dans notre ville qui donne tant de places à la construction de nouveaux logements, et souvent en accession, nous ne trouvions pas des mètres carrés à mettre à disposition pour répondre aux besoins d'épanouissement et d'initiations culturelles de ses habitants.

 

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