Conseil municipal du 5 février: intervention de François Giunta.

Madame Zédouti,

J’aimerais que vous nous expliquiez par quel moyen vous allez geler la masse salariale.  Sur votre tableau  on voit que celle-ci, avec de nouveaux équipements (école, crèche,  ect …) s’élèverait à 67,5 millions. Mais vous nous indiquez qu’elle sera gelée à 62,7 millions.

Comment est ce possible, sans un dégraissage des effectifs, une détérioration brutale des conditions de travail ou l’externalisation et la privatisation de services ?
Ce différentiel de 5 millions d’euros que vous allez prendre dans la poche des agents va d’après votre tableau continuer à se creuser au fil des ans pour atteindre la somme de
9 millions en 2020. Le conflit qui se développe en ce moment à la Sémiso est éclairant. J’ai là  cinq pages de revendications que je ne peux lire entièrement mais qui dénoncent, la suppression de tous les acquis du personnel, la dégradation de leurs conditions de travail, des manques à gagner, du stress et de la souffrance au travail etc… etc … Votre budget, c’est une cure d’austérité annoncée, c’est une faute de gestion que vous justifiez en gravant dans le marbre un remboursement de la dette en 15 ans.

Vous évoquez pour cela deux raisons que je trouve contestables :

la première tiendrait a votre volonté de répondre positivement aux recommandations du Gouvernement.
La seconde à celles des banques qui exigerait pour nous accorder des taux bas des capacités de remboursement élevées.

Je les trouve contestables au regard de la particularité de Saint Ouen, nous sommes la seule commune de la région parisienne devant aménager un territoire d’une superficie représentant le quart de la superficie de la ville.
Un aménagement qui au fur et à mesure qu’il sera effectué augmentera nos capacités de remboursement.
C’est cette particularité, Monsieur le Maire qu’il faut faire valoir auprès des banques qui en ce moment prêtent à des taux très bas, auprès du fond de solidarité, de la région IDF (FSRIF), auprès du fond de péréquation communale (FPIC), à la préfecture et auprès des différents ministères ( finances, budget, aménagement du territoire) pour refuser cette règle intangible.

Pour construire le métro, l’empreint a été contracté sur 100 ans. Un couple accédant à la propriété se voit octroyer des prêts sur trente ans et nous on devrait tout rembourser en 15 ans.

Ne pas se battre pour que nous puissions bénéficier de 30 ; 40 ; ou 50 ans c’est soit la volonté de s’inscrire sur les critères ultra capitalistes des banques et sur la politique de droite de ce gouvernement, ou le signe d’une incompétence difficilement acceptable.

Et ne venez pas me dire ce n’est pas moi, c’est pas de ma faute, on y peut rien, on ne peut pas faire autrement ou je ne sais quelle autre fable comme dirait Lafontaine.

Vous portez Monsieur le Maire et Mme Zédouti une politique de droite et antisociale mal assumée mais bien réelle. J’appelle donc toute personne qui soit un tantinet de gauche à voter contre ce budget.

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